Qu’est-ce qu’un paronyme?

Encore une erreur de vocabulaire qui peut parfois faire sourire : j’ai nommé le paronyme. Le plus drôle, c’est lorsque ce type d’erreur est le résultat d’une hypercorrection, ce que Pierre Bourdieu décrit comme le «phénomène caractéristique du parler petit-bourgeois» (1).

Mais qu’est-ce qu’un paronyme?
Un paronyme est un mot dont la prononciation et l’orthographe ressemblent à celles d’un autre mot, mais dont le sens diffère. Cette ressemblance formelle entre deux mots, la paronymie, du grec para «à côté» et onoma «nom», est une source d’erreurs. Voici quelques exemples de paronymes :

Inculper et inculquer
Éruption et irruption
Collision et collusion
Amnistie et armistice
Éminent et imminent

Source : Office québécois de la langue française
1. (Revue Le français aujourd’hui, 41, mars 1978, pp. 4-20 et Supplément au n° 41, pp. 51-57.

Publicités

Qu’est-ce qu’un barbarisme?

Voici la définition que propose l’Office québécois de la langue française :

«Un barbarisme est une erreur de vocabulaire qui touche la forme du mot. Il peut s’agir d’un mot existant qui est déformé ou d’un mot qui n’existe pas. On parle de barbarisme lexical lorsque la déformation affecte un élément du lexique, par exemple hynoptiser au lieu de hypnotiser, et de barbarisme grammatical lorsque c’est la partie grammaticale du mot qui est touchée, par exemple courrirait au lieu de courrait. La plupart des barbarismes lexicaux résultent de l’inversion de lettres (aréoport au lieu de aéroport), de l’ajout de lettres (disgression au lieu de digression) ou d’une analogie indue avec un autre mot (tête d’oreiller au lieu de taie d’oreiller).»

Dans la bouche d’un enfant, les barbarismes sont la plupart du temps attendrissants, voire créatifs! Par moment, on se demande même pourquoi les grammairiens ne s’inspirent pas de ces mots d’enfants pour remanier – et simplifier – la langue française!

Pour en connaître davantage, consultez la section «barbarismes lexicaux» de l’Office québécois de la langue française.

La nouvelle orthographe en 10 recommandations

La nouvelle orthographe n’est pas imposée, mais recommandée. Voici 10 recommandations pour simplifier la langue française. Pour ma part, je n’utilise pour l’instant que la première. Et vous?
1) Les numéraux composés sont systématiquement reliés par des traits d’union. Ex. : vingt-et-un, deux-cents, un-million-cent, trente-et-unième;
2) Dans les noms composés du type pèse-lettre (verbe + nom) ou sans-abri (préposition + nom), le second élément prend la marque du pluriel seulement et toujours lorsque le mot est au pluriel.
Ex. : un compte-goutte, des compte-gouttes; un après-midi, des après-midis;
3) On emploie l’accent grave (plutôt que l’accent aigu) dans un certain nombre de mots (pour régulariser leur orthographe), et au futur et au conditionnel des verbes qui se conjuguent sur le modèle de céder. Ex. : évènement, règlementaire, je cèderai, ils règleraient;
4) L’accent circonflexe disparait sur i et u. On le maintient néanmoins dans les terminaisons verbales du passé simple, du subjonctif et dans cinq cas d’ambigüité. Ex. : cout; entrainer, nous entrainons; paraitre, il parait;
5) Les verbes en -eler ou -eter se conjuguent sur le modèle de peler ou de acheter. Les dérivés en -ment suivent les verbes correspondants. Font exception à cette règle appeler, jeter et leurs composés (y compris interpeler). Ex. : j’amoncèle, amoncèlement, tu époussèteras;
6) Les mots empruntés forment leur pluriel de la même manière que les mots français et sont accentués conformément aux règles qui s’appliquent aux mots français. Ex. : des matchs, des miss, révolver;
7) La soudure s’impose dans un certain nombre de mots, en particulier dans les mots composés de contr(e)- et entr(e)-, dans les mots composés de extra-, infra-, intra-, ultra-, dans les mots composés avec des éléments «savants» et dans les onomatopées et dans les mots d’origine étrangère.
Ex. : contrappel, entretemps, extraterrestre, tictac, weekend, portemonnaie;
8) Les mots anciennement en -olle et les verbes anciennement en -otter s’écrivent avec une consonne simple. Les dérivés du verbe ont aussi une consonne simple. Font exception à cette règle colle, folle, molle et les mots de la même famille qu’un nom en -otte (comme botter, de botte).
Ex. : corole; frisoter, frisotis;
9) Le tréma est déplacé sur la lettre u prononcée dans les suites -güe- et -güi-, et est ajouté dans quelques mots. Ex. : aigüe, ambigüe; ambigüité ; argüer;
10) Enfin, certaines anomalies sont supprimées. Ex. : asséner, assoir, charriot, joailler, relai.
Pour en savoir davantage sur les recommandations de la nouvelle orthographe, cliquez ici.