Qui a raison? Québec ou Montréal?

Dans la grande rivalité Québec-Montréal, paraît-il qu’on se chicane à savoir si on dit Pottttteau ou Pôôôôteau. Par chance, l’Office québécois de la langue française est là pour trancher! Alors voici ce qu’il en dit :

De façon générale, un poteau est une grande pièce de bois, de métal ou de pierre, dressée verticalement et servant de support. Ce mot se prononce [pOto] (po-tô), avec le premier o ouvert, comme dans Paul, et non [poto] (pô-tô), avec deux o fermés, comme dans pôle.

Poteau vient du latin postis «jambage de porte», qui a d’abord évolué en ancien français pour donner post, puis postel. La forme actuelle est attestée depuis le XVIe siècle.

Au pluriel, on écrit des poteaux.

1-0 Québec!

Source : Office québécois de la langue française

Homophones lexicaux

Quel beau cas d’homophones lexicaux!

Un homophone est un mot dont la prononciation est identique à celle d’un autre mot mais dont le sens diffère. Cette identité sonore, l’homophonie — du grec homos «semblable» et phonê «son» — est une source d’erreurs à l’écrit, car les homophones s’écrivent différemment dans la plupart des cas.

On distingue les homophones lexicaux et les homophones grammaticaux. On parle d’homophones lexicaux lorsque la ressemblance existe entre des mots lexicaux, c’est-à-dire les noms, les verbes, les adjectifs et les adverbes. Il y a homophonie lexicale entre des mots qui appartiennent habituellement à la même catégorie grammaticale. On parle d’homophones grammaticaux lorsque la ressemblance existe entre des mots grammaticaux, c’est-à-dire les déterminants, les pronoms, les prépositions et les conjonctions.

Voici quelques exemples d’homophones lexicaux :

Auspices et hospice

Compter et conter

Ère et aire

Pause et pose

Repaire et repère

Ajoutons, ici : serin et serein…

Source : Office québécois de la langue française

Contrepèterie

Ô toi qui sembles découragé-e par l’actuel climat politique! Tu as encore envie de légèreté? Alors lis bien ceci, tu apprendras une foule de renseignements intéressants!

Qu’est-ce qu’une contrepèterie? (même le terme est drôle, non?)

Une contrepèterie est une expression burlesque, parfois obscène, obtenue après avoir interverti certains sons ou certaines syllabes d’un énoncé. La contrepèterie est à peu près l’équivalent, à l’oral, de ce qu’est l’anagramme à l’écrit. D’ailleurs, tout comme cette dernière, la contrepèterie donne parfois l’impression de révéler le sens caché de l’expression initiale, produisant ainsi un certain effet humoristique.

Exemples :

– J’ai glissé dans la piscine devenant J’ai pissé dans la glycine;

– Quel champ de coton devenant Quel temps de cochon;

– Ni fin ni cesse devenant Ni sein ni fesse;

– Démocrite et Hippocrate devenant Démocrate et hypocrite;

– Il est si vieux devenant Il est vicieux;

– Les pédagogues ont l’air d’aimer devenant Les démagogues ont l’air pédés.

Ma contrepèterie préférée?
– Vaut mieux tard que jamais devenant Vieux motard à jamais!

Source : Office québécois de la langue française