Quel est l’objet de votre peur?

Quand on est travailleur autonome, il ne faut surtout pas être érémitophobe et encore moins hypégiaphobe. Par contre, en raison du piètre état du réseau routier québécois, je souffre maintenant de géphyrophobie. Merci à l’Office québécois de la langue française de me divertir autant!

Nom de la phobie Objet de la peur
Eisophobie (ou catoptrophobie) Peur des miroirs
Électrophobie Peur de l’électricité
Émétophobie Peur de vomir
Entomophobie Peur des insectes
Érémitophobie Peur de la solitude
Éreutophobie (ou éreuthophobie, érythrophobie) Peur de rougir en public
Focophobie (ou pyrophobie) Peur du feu
Géphyrophobie Peur de franchir les ponts
Gérontophobie Peur de la vieillesse
Gymnophobie Peur de la nudité
Gynéphobie (ou gynécophobie) Peur des femmes
Haptophobie Peur du toucher, des contacts
Héliophobie Peur du soleil
Hématophobie (ou hémophobie) Peu du sang
Herpétophobie (ou ophiophobie) Peur des serpents
Hippophobie Peur des chevaux
Homiclophobie Peur du brouillard
Horméphobie Peur des chocs, des coups
Hydrophobie (ou aquaphobie) Peur de l’eau
Hylophobie Peur de la forêt
Hypégiaphobie Peur des responsabilités
Iatrophobie Peur de la médecine, des médecins
Ichthyophobie (ou ichtyophobie) Peur des poissons
Kaïnotophobie (ou néophobie) Peur de la nouveauté, de l’inédit
Katagélophobie Peur du ridicule
Kénophobie (ou scotophobie) Peur de l’obscurité
Kopophobie Peur de la fatigue
Koréphobie Peur des poupées
Lalophobie Peur des bavardages, des discours
Limnophobie Peur des lacs
Logophobie Peur de parler
Lycophobie (ou lupinophobie) Peur des loups

Trio de revues (relativement) nouvelles

Qui a dit que le monde de l’imprimé souffrait? En tout cas, au Québec – comme ailleurs – force est de constater que bien des gens font preuve de créativé et d’audace en décidant d’offrir de nouvelles publications pour le plus grand plaisir des lecteurs et des lectrices. Voici donc la présentation de trois nouveautés qui valent la peine d’être lues (et vues!) :

ZAQ

ZAQ a vu le jour à l’automne 2011 avec un premier numéro consacré à la nourriture. «Publication étrange, à mi-chemin entre le livre et la revue, offrant un espace aménagé selon divers angles du quotidien», ZAQ promet de redonner au quotidien ses lettres de noblesse en adoptant plusieurs angles d’analyse (sociologique, culturel, ethnologique, artistique, etc.). Les numéros d’hiver et du printemps étaient respectivement consacrés au toucher et au déplacement.

Direction éditoriale et artistique : Alexandra Schilte

Collaboration à l’édition : Geneviève Caillé

Collaborateurs-trices permanent-e-s et invité-e-s : Bertrand Laverdure, Patrick Masbourian, MC Gilles, Laure Waridel, Josée Blanchette, et plusieurs autres…

Un morceau de robot pour : le traitement de thèmes en apparence simples de façon intelligente et divertissante.

Une conséquence pour : je cherche encore…

Pour en savoir plus : http://www.zaqeditions.com/

NOUVEAU PROJET

Son rédacteur en chef, Nicolas Langelier, présente ainsi le nouvel objet : «Un magazine culture et société qui a pour raison d’être la publication de textes nouveaux, soignés et susceptibles de nous permettre de mieux comprendre les enjeux de notre époque et de mener une vie plus équilibrée, satisfaisante et signifiante. Catalyseur et point de rassemblement des forces vives du Québec des années 2010, il cherche à susciter et à nourrir la discussion publique, tout en posant sur notre époque un regard curieux, sincère, approfondi.» Rien de moins… Vous voilà avisé-e-s!

Premier numéro : printemps-été 2012

Avec des textes de Monia Chokri, Joseph Heath, Caroline Allard, Charles Taylor, Jocelyn Maclure, François Létourneau et plusieurs autres…

Un morceau de robot pour : la posture engagée de l’équipe et la volonté de susciter la réflexion collective.

Une conséquence pour : deux numéros par année, ce n’est pas assez!

Pour en savoir plus : http://nouveauprojet.com/

PERLE MAGAZINE

Nelson Roberge, l’éditeur de Perle, écrit en ces termes dans son premier édito la raison d’être de ce nouveau magazine : «Un magazine qui rend hommage aux femmes d’ici, en explorant l’univers du fantasme et de la suggestion à travers l’art de la photographie, l’écriture et les arts visuels». Voulant à tout prix se démarquer des publications actuelles (Penthouse, Québec Érotique, etc.), Perle se rapproche de l’esthétique de Playboy des années 1960 et 1970 et offre un regard multiforme sur l’érotisme. Par exemple, dans le premier numéro, le cinéaste Robert Morin discutait de transgression artistique, d’érotisme et de son projet de série-télé qui abordera les frontières entre l’amour, la manipulation et la pornographie. Dans le dernier numéro, Radio Radio, le célèbre trio acadien, jasait d’érotisme, d’amour et de porno.

Premier numéro : septembre 2011

Équipe et collaborateurs-trices : Nelson Roberge, Jimmi Francoeur, Francis Ouellette, Jimmy Beaulieu, Judith Lussier, Hélène Boucher, Sophie Croteau et plusieurs (plusieurs!) autres.

Un morceau de robot pour : la place accordée aux femmes. Elles sont rédactrices, réviseures (moi, en l’occurence!), stylistes, maquilleuses, photographes, mannequins et lectrices!

Une conséquence pour : le fini mat de la page couverture. Le fini glacé du premier numéro était nettement plus attrayant.

Pour en savoir plus : http://www.perlemag.com/