Mémère-la-virgule [suite]

Le 19 avril dernier, je publiais un billet dans lequel je relevais la présence d’une coquille dans une chronique de Pierre Foglia («dates» au lieu de «dattes»). C’est donc avec un œil amusé que j’ai lu le 29 avril la note suivante, écrite par Foglia lui-même :

«MERCI – J’ai reçu une bonne quinzaine de commentaires pour ma série sur l’Irak, là-dedans je compte les deux que j’ai reçus à Bagdad, ce jour-là, y’avait eu comme une tempête de sable sur la ville, j’en avais partout, la douche ne fonctionnait pas, faisait chaud, j’étais fatigué, c’était le jour de mon texte sur les 100 morts et 200 blessés, je suis allé lire mes courriels, j’en avais deux, les deux disaient exactement la même chose: hé, pépère la virgule, vous écrivez: « Je suis dans une classe de petite filles », ça prend un «s» à petites.

C’est vrai. Une chance que vous êtes là.»

Ouain. Pas fort. Presque personne pour souligner au chroniqueur la magnificence de sa série sur l’Irak. Après tout, peu de journalistes réussissent à raconter l’horreur avec tant de beauté. C’eût été swell de le louanger un brin. En revanche, deux zélés lui ont reproché l’oubli d’une règle d’accord pourtant élémentaire. Pff! Quel manque de civilité!

Parce qu’on m’a bien élevée et que l’on m’a appris la courtoisie, la délicatesse et la diplomatie, j’ai décidé de lui écrire le message suivant :

Bonjour,
J’ai souri ce matin en lisant le dernier segment de votre chronique. Si vous aviez été sur Twitter ou Facebook (!), vous auriez appris que Mémère-la-virgule avait repéré une autre faute dans votre série sur l’Irak qui l’a bien fait sourire (pas la série, là, la faute).
Bien cordialement,
Marie-Claude Masse, alias Mémère-la-virgule
*
Aujourd’hui, c’est avec étonnement que j’ai lu la note suivante :
Pépère-la-virgule

Non seulement Foglia ne répond pas à ses courriels, mais il prétend en plus que son lectorat n’est pas assez «allumé» puisqu’il n’a pas relevé cette faute. Eh, faut pas pousser Mémère-la-virgule dans les orties! J’ai en réserve quelques tomates San Marzano. La prochaine fois que je vois un septuagénaire pousser son bécik dans une côte des Cantons, je promets que je lui en garroche une bien mûre.

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