Se payer des vacances

Ces jours-ci, je réfléchis à l’expression «se payer des vacances», qui illustre parfaitement ma réalité de travailleuse autonome. En effet, en m’offrant deux maigres semaines de congé, je dois me «payer» littéralement des vacances : je ne corrigerai pas les éditions de Montréal et de Québec du journal Voir du 21 août, j’aurai eu à refuser deux beaux contrats de correction d’un client régulier en édition et, surtout, j’aurai perdu cette occasion rêvée de collaborer pour la première fois avec un éditeur que j’estime énormément, et qui m’aurait en outre fait la grâce de m’offrir la révision d’une belle brique romanesque. Je ne me plains pas — enfin, quand même un peu, oui —, mais aux personnes qui s’imaginent parfois que le travail autonome n’apporte que des avantages, j’aimerais leur dire ceci : les vacances, ça coûte cher.

Et les pertes financières ne sont pas celles qui font le plus mal.

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6 réflexions sur “Se payer des vacances

  1. Pingback: Des vacances. Enfin. Pas assez. – Le petit abricot

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