Accalmie et cogitation

Si comme moi vous êtes travailleur autonome, vous avez sans doute des revenus instables et un horaire qui change constamment, au gré des contrats qui s’offrent à vous. Pour ma part, comme cette semaine est plutôt tranquille, j’ai amplement le temps de réfléchir à mon avenir professionnel. Pour le dire simplement, je me demande si j’en viendrai un jour à travailler autant que je le souhaiterais, c’est-à-dire au moins quatre jours toutes les semaines. Mon travail me nourrit — au sens propre et figuré — et je ne voudrais pas faire autre chose, mais je serais vraiment comblée si mon horaire était un peu plus régulier.

Lorsque je m’inquiète à propos de mes absences de revenus, j’aime me rappeler que même lorsque je ne travaille pas, je gagne un peu d’argent. Avez-vous déjà fait l’exercice de calculer les avantages financiers d’être travailleur autonome et d’avoir votre bureau sous votre toit? Je l’ai fait, ce matin, et pour tout dire, ça m’a rassuré. En effet, j’économise chaque année environ 10 000$. Comment? En n’ayant pas besoin d’une voiture, en me contentant de moins de vêtements, en ne mangeant presque jamais au restaurant, en n’envoyant pas mon plus vieux au service de garde de l’école, en déduisant des dépenses et des frais d’exploitation reliés à mon travail, etc. Pas mal, non? Et c’est sans compter tous les autres avantages qui ne se calculent pas en dollars, mais qui améliorent grandement ma qualité de vie et celle de ma famille.

Bref, lorsque ce sera le temps de produire ma déclaration annuelle de revenus et que je constaterai une fois de plus que je ne suis pas très riche, j’ajouterai ces 10 000$ au montant total et repenserai aux joies et aux autres privilèges d’être travailleuse autonome. Parce qu’ils sont nombreux.