Désinvolture, clichés et atomes crochus

Atomic

Le 13 février dernier, lasse de lire l’expression «ovni littéraire» dans les journaux, je rédigeais un billet à ce sujet dans lequel je recensais quelques exemples de journalistes en panne d’inspiration quand vient le temps de  qualifier une œuvre singulière/déroutante/originale/étrange/curieuse/radicale/atypique. Je l’avoue : j’entretiens une solide relation amour-haine avec les clichés journalistiques.

Un matin de mai, après avoir lu en diagonale le cahier Arts de La Presse, je rédige ce tweet : «L’électron libre serait-il le cousin de l’ovni littéraire? #cliché #bebitte». À mes yeux, il est clair que cette désinvolte « bebitte » pond des ovnis littéraires/cinématographiques/théâtraux ou encore participe à de telles créations. Silence radio dans la twittosphère, pas de gloriole du jour. Mais la prolifique et très disciplinée Oreille tendue était là, elle, et a recensé aujourd’hui pour nous quelques exemples où l’expression électron libre est utilisée pour décrire une «personne qui agit de manière indépendante (par rapport à un ensemble, une institution)» (Petit Robert, édition numérique 2010). Remercions-la, une fois de plus, d’avoir fait le travail pour nous. Décidément, moi et l’Oreille avons quelques atomes crochus.

Électron libre

Gloriole du jour

LAT

2013 je t’aime. Entre autres parce que j’ai réussi à infiltrer le boy’s club de Littéraires après tout. Si comme moi votre féminisme vous fait vivre des «guerres civiles dans [votre] tête» (dixit Hugo Chavarie, collaborateur à LAT), je vous invite à lire mon billet qui jase de féminisme et de dogmatisme. Vous le trouverez ici.