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Ressources en ligne

Aujourd’hui, j’ai envie de partager avec vous les ressources en ligne (gratuites!) que je consulte régulièrement et qui me sont de très précieux outils.

1. La Banque de dépannage linguistique de l’Office québécois de la langue française :
Très complète, cette banque recense à peu près tous les sujets liés à la langue française. Les gabarits sont clairs et les exemples nombreux.

2. Le Grand dictionnaire terminologique de l’Office québécois de la langue française :
Chaque fiche vous renseignera sur un concept lié à un domaine d’emploi spécialisé en présentant les termes qui le désignent en français.

3. Termium Plus, la banque de données terminologiques et linguistiques du gouvernement du Canada :
Présente les mêmes fonctions que le Grand dictionnaire terminologique, mais est plus complet. Vous y trouverez également une foule de ressources, dont celle ci-dessous.

4. Le Rouleau des prépositions :
Le Rouleau des prépositions est l’œuvre de Maurice Rouleau et s’avère un incontournable pour la maîtrise des prépositions en français.

5. La Banque de noms de lieux du Québec de la Commission de toponymie :
Très utile quand vient le temps, par exemple, d’écrire une adresse : 1234, Mont Royal ou 1234, avenue du Mont-Royal? 5678, 3e avenue ou 5678, 3e Avenue?

Bien sûr, il existe d’autres ressources en ligne gratuites, mais ce sont principalement ces cinq dernières que j’utilise presque quotidiennement (en plus du logiciel Antidote, pour son outil de correction, bien sûr, mais surtout pour ses nombreux dictionnaires). Et vous? Quelles sont-elles?

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Erreur fréquente : l’anacoluthe

Il y a deux semaines, je vous parlais d’une maladresse grammaticale que j’observe souvent : la syllepse de nombre. Aujourd’hui, je vous présente une autre erreur de rupture, mais cette fois-ci syntaxique : il s’agit de l’anacoluthe. Le mot ne vous dit peut-être rien, mais sachez que vous en rencontrez souvent lorsque vous lisez une phrase débutant avec un participe présent. À propos de l’anacoluthe, le Style en friche précise que «cette faute contre le bon usage consiste à abandonner en cours de route une structure syntaxique au profit d’une autre». Pour éviter cette erreur, dans une phrase construite avec un participe passé, un participe présent ou un verbe à l’infinitif en tête de phrase, vous devez respecter la règle suivante : «le sujet sous-entendu doit être le même que le sujet du verbe de la proposition à laquelle il se rattache». Voici quelques exemples tirés du livre :


Forme fautive : «
En courant, son coeur se mit à battre fort.»

Forme correcte : «En courant, Jean sentit son coeur battre fort.»


Forme fautive : «
En frôlant sa main, le désir me submergea.»

Forme correcte : «En frôlant sa main, je fus submergé de désir.»


Forme fautive : «
Ma mère me passe son automobile pour visiter le Québec cet été.»

Forme correcte : «Ma mère me passe son automobile pour que je puisse visiter le Québec cet été.»

Dans de tels exemples, l’anacoluthe est bien sûr considérée comme une erreur, parce qu’elle crée une rupture syntaxique. Mais saviez-vous que vous pouviez l’utiliser à des fins stylistiques? Je vous invite à visiter le site de l’Office québécois de la langue française pour en savoir plus!

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Qu’est-ce qu’un paronyme?

Encore une erreur de vocabulaire qui peut parfois faire sourire : j’ai nommé le paronyme. Le plus drôle, c’est lorsque ce type d’erreur est le résultat d’une hypercorrection, ce que Pierre Bourdieu décrit comme le «phénomène caractéristique du parler petit-bourgeois» (1).

Mais qu’est-ce qu’un paronyme?
Un paronyme est un mot dont la prononciation et l’orthographe ressemblent à celles d’un autre mot, mais dont le sens diffère. Cette ressemblance formelle entre deux mots, la paronymie, du grec para «à côté» et onoma «nom», est une source d’erreurs. Voici quelques exemples de paronymes :

Inculper et inculquer
Éruption et irruption
Collision et collusion
Amnistie et armistice
Éminent et imminent

Source : Office québécois de la langue française
1. (Revue Le français aujourd’hui, 41, mars 1978, pp. 4-20 et Supplément au n° 41, pp. 51-57.

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Qu’est-ce qu’un barbarisme?

Voici la définition que propose l’Office québécois de la langue française :

«Un barbarisme est une erreur de vocabulaire qui touche la forme du mot. Il peut s’agir d’un mot existant qui est déformé ou d’un mot qui n’existe pas. On parle de barbarisme lexical lorsque la déformation affecte un élément du lexique, par exemple hynoptiser au lieu de hypnotiser, et de barbarisme grammatical lorsque c’est la partie grammaticale du mot qui est touchée, par exemple courrirait au lieu de courrait. La plupart des barbarismes lexicaux résultent de l’inversion de lettres (aréoport au lieu de aéroport), de l’ajout de lettres (disgression au lieu de digression) ou d’une analogie indue avec un autre mot (tête d’oreiller au lieu de taie d’oreiller).»

Dans la bouche d’un enfant, les barbarismes sont la plupart du temps attendrissants, voire créatifs! Par moment, on se demande même pourquoi les grammairiens ne s’inspirent pas de ces mots d’enfants pour remanier – et simplifier – la langue française!

Pour en connaître davantage, consultez la section «barbarismes lexicaux» de l’Office québécois de la langue française.

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