Objectif 2017

Il y a fort longtemps que je n’ai pas écrit un billet ici. Promis, j’essaierai d’être plus présente. La nouvelle année, c’est un cliché, apporte son lot de réflexions et d’objectifs à atteindre (ne parlons pas de «vilaines» résolutions, que nous peinons tous et toutes à honorer).

Parmi ceux-ci, je cherche en 2017 à trouver un nouveau client qui me fournira régulièrement du travail, que ce soit en révision ou en rédaction. Depuis quelques années, ma clientèle est essentiellement issue du milieu culturel ou de l’édition, mais je me verrais très bien travailler avec un client d’un tout autre domaine, à la condition qu’une relation de confiance, de respect et d’écoute règne.

J’ai la chance de compter parmi mes clients récurrents le magazine Voir et la revue Les libraires, qui m’offrent tous les mois du beau boulot en révision; je me compte privilégiée de travailler avec ces deux merveilleuses équipes. Aux côtés d’eux, des maisons d’édition et des organismes culturels font ponctuellement appel à mes services. Pour plus de détails, je vous invite à consulter mon curriculum vitae, que je viens de mettre à jour.

La «pigiste life», comme on s’amuse parfois à l’appeler pour en rire un peu, est bien sûr synonyme de liberté, mais aussi de contrainte.

En 2017, je me souhaite donc d’être plus libre et moins angoissée.

Parce que c’est aussi ça, la pigiste life.

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Accalmie et cogitation

Si comme moi vous êtes travailleur autonome, vous avez sans doute des revenus instables et un horaire qui change constamment, au gré des contrats qui s’offrent à vous. Pour ma part, comme cette semaine est plutôt tranquille, j’ai amplement le temps de réfléchir à mon avenir professionnel. Pour le dire simplement, je me demande si j’en viendrai un jour à travailler autant que je le souhaiterais. Mon travail me nourrit — au sens propre et figuré — et je ne voudrais pas faire autre chose, mais je serais vraiment comblée si mon horaire était un peu plus régulier.

Lorsque je m’inquiète à propos de mes absences de revenus, j’aime me rappeler que même lorsque je ne travaille pas, je gagne un peu d’argent. Avez-vous déjà fait l’exercice de calculer les avantages financiers d’être travailleur autonome et d’avoir votre bureau sous votre toit? Je l’ai fait, ce matin, et pour tout dire, ça m’a rassuré. En effet, j’économise chaque année environ 10 000$. Comment? En n’ayant pas besoin d’une voiture, en me contentant de moins de vêtements, en ne mangeant presque jamais au restaurant, en n’envoyant pas mes enfants au service de garde de l’école, en déduisant des dépenses et des frais d’exploitation reliés à mon travail, etc. Pas mal, non? Et c’est sans compter tous les autres avantages qui ne se calculent pas en dollars, mais qui améliorent grandement ma qualité de vie et celle de ma famille.

Bref, lorsque ce sera le temps de produire ma déclaration annuelle de revenus et que je constaterai une fois de plus que je ne suis pas très riche, j’ajouterai ces 10 000$ au montant total et repenserai aux joies et aux autres privilèges d’être travailleuse autonome. Parce qu’ils sont nombreux.

À la pige!

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En 2010, avec mon diplôme de maîtrise en études françaises en poche, je furetais sur le Web à la recherche d’un emploi intellectuellement stimulant. Autant dire que je cherchais une aiguille dans une botte de foin. Dois-je vous préciser que j’habite hors des grands centres, plus précisément en Estrie? Les mois passaient et je ne trouvais toujours rien. En fait, je croyais que seul l’enseignement au collégial était une avenue satisfaisante…

Après de nombreuses recherches (et rencontres auprès d’une conseillère en emploi d’un Carrefour jeunesse emploi), je découvre enfin une autre possibilité : celle d’être travailleuse autonome et d’offrir mes services de révision linguistique et de rédaction aux entreprises et organismes de la sphère culturelle. Mais encore? Comment fait-on pour «devenir» pigiste du jour au lendemain? Je ne me souviens plus de quelle façon j’ai appris l’existence de la mesure Soutien au travail autonome, mais ce jour-là, j’ai téléphoné à un agent du Centre local de développement pour lui parler de mon projet. Il était enthousiaste et m’a invitée à assister à une rencontre d’information, invitation que j’ai évidemment acceptée. Pour les personnes qui ignorent tout de la mesure Soutien au travail autonome, je vous invite à lire ceci et vous encourage, si vous avez la fibre entrepreneuriale, à tenter votre chance! Deux semaines plus tard, je présentais mon ébauche de projet à un comité d’une dizaine de personnes, et la journée même, mon agent m’apprenait la bonne nouvelle : le comité acceptait ma candidature et m’offrait la subvention! Durant ces mois, j’ai planché fort pour réaliser un plan d’affaires et développer ma clientèle et mon réseau professionnel. Je vous épargne les détails, mais disons que durant cette période, je me sentais un peu perdue… Tantôt euphorique, tantôt pessimiste, j’étais constamment en remise en question : «Est-ce vraiment viable, comme projet?», «Ai-je les compétences et les habiletés pour devenir travailleuse autonome?», «Suis-je prête à vivre avec l’instabilité et la précarité du statut de pigiste?» Et surtout : «Vais-je un jour être capable d’en vivre?» Mine de rien, cette question est loin d’être superficielle, surtout quand, comme moi, vous avez une dette d’études à rembourser qui correspond au montant d’une voiture neuve et deux petites bouches à nourrir! Si être travailleur autonome était si facile, je crois que tout le monde le serait. Mais ce n’est pas le cas : il faut être entêté, déterminé, patient, persévérant, savoir frapper aux bonnes portes, maîtriser les codes des réseaux sociaux, accepter la précarité, doser son anxiété, adopter un mode de vie plutôt solitaire, parfaire ses connaissances en comptabilité (!) et être extrêmement organisé. Bref, il faut tout cela… et bien plus encore.

Mes efforts auront été récompensés : j’obtenais un premier contrat pour une revue, un autre pour un magazine, un journal, une maison d’édition, un centre d’art… et ainsi de suite. Aujourd’hui, je suis la correctrice du journal Voir, en plus de réaliser des mandats de révision et de rédaction pour des clients dont j’apprécie les réalisations. Le chemin n’aura pas été facile – et rien n’est acquis dans le merveilleux monde de la pige –, mais j’aime croire que dans quelques années, je pratiquerai encore ce métier.

Merci à :

ZAQ, Voir, Nouveau Projet, Perle, Urbania, Sporobole, Materia, Conseil de la culture de l’Estrie, L’Instant même, Les malins, Le Journal de Sherbrooke et tous les autres qui m’ont fait confiance ou apporté votre aide : vous saurez vous reconnaître.